François Didier, le sculpteur

Né en 1951, sculpteur et scénographe

Il se décrit comme un peintre nul, un dessinateur besogneux, un tailleur de pierre acceptable, un modeleur aux moyens étendus (avec un soin particulier apporté à la composition), un analyste compétent et cultivé des formes et des espaces, un bricoleur sagace et un travailleur acharné.

Pour ceux qui y tiennent vraiment, des références honorables et même flatteuses à propos de son travail sont disponibles (voir contact).

Formé à la sculpture céramique et à la taille dans les ateliers de D. Cour et A. Bonhomme.

Scénographe pour le théâtre et les spectacles musicaux (espace scénique, masques, costumes, lumières) de 1971 à 1988, cette activité l'a mené dans une quinzaine de pays.

A partir de 1985, sculpteur intervenant souvent dans le domaine du jardin, créant en collaboration avec des paysagiste, des architectes, dans un souci d'intégration des œuvres aux environnements. Fontaines, reliefs narratifs, statuaire.

Profession de foi ?

La pratique assidue de la sculpture mène à un état de méditation dynamique, physique, matérielle.

Cet état ouvre à une perception plus fine des volumes, de la lumière, de l'espace et même étrangement, de la durée.

A ce stade l'urgence de s'exprimer ou de figurer se fait moins pressante, remplacée par la contemplation active des qualités plastiques du monde.


Matériaux : terre cuite, pierres taillées (dont le marbre), stuc et granito, bronze.
Resté scénographe et architecte dans l'âme François Didier considère que les matériaux principaux de la sculpture sont l'espace et la lumière.

Domaines de prédilection : le portrait, le bas relief narratif (parfois regroupé en cycle) ou de paysage, le dessin et la réalisation de petites architectures ornées de sculpture (gloriette, théâtre de verdure, nymphée de fontaines,etc).

Sources dans l'histoire de la sculpture : l'Egypte, l'Inde du centre et du nord, l'Afghanistan, la Grêce archaïque et classique, le portrait et le relief romains, le Roman espagnol et français, le Gothique allemand et français, l'Italie du nord et du centre (Quattrocento et Cinquecento), le Baroque italien (et notamment l'art des Jardins), la sculpture hyperréaliste des années 1970 et le Land Art.

Sculpteurs préférés : mille anonymes et A. Pisano, J. Della Quercia, A. Di Duccio, B. Cellini, A. Giacometti, K. Slutter, J. Goujon, L. Ghiberti, L. Bernini, L. Manzu, Michel Ange, F. Houdon, F. Pompon, A. Bourdelle et surtout... Donatello.